Sun-T

(2000’s / breakcore)
Originaire d’un lieu dont l’existence n’a jamais été officiellement reconnue entre Namur et une dimension parallèle des années 2000, SUN-T développe très tôt une fascination pour les mélanges improbables. À seulement 14 ans, il grave déjà sur le même CD Korn, Jean-Jacques Goldman, quelques morceaux récupérés sur eMule après trois jours de téléchargement et des compilations hardtek dont personne ne connaissait vraiment l’origine. Son univers musical se construit autant dans les fêtes de village que dans les légendaires Jeux Intervillages, où il découvre qu’une foule peut simultanément applaudir une démonstration de danse country, un concours de tracteurs et un tube eurodance. Une révélation. Plus tard, les nuits passées autour des Structures Béton et du Fort de Cognelée façonnent définitivement son identité musicale. Entre les murs couverts de graffitis, les enceintes bricolées et les BPM parfois juridiquement discutables, il découvre que la cohérence est largement surestimée. Influencé autant par les guitares abrasives du néo-métal que par les rythmiques frénétiques du breakcore, SUN-T développe une philosophie simple : « Si deux morceaux semblent incompatibles, c’est probablement qu’ils doivent être joués l’un après l’autre. » Fasciné par les artistes obscurs, les samples improbables et les playlists que les algorithmes refusent catégoriquement de recommander, il s’impose progressivement comme l’un des rares DJs capables d’enchaîner Korn, Venetian Snares, Dalida et un générique de dessin animé sans perdre son sourire. Son set promet un voyage totalement imprévisible entre métal, électro, breakcore, tubes oubliés et classiques que personne n’assumera connaître mais que tout le monde chantera malgré lui.